Ce que l'on retient de l'assemblée générale d'Inditex

Madrid – Au-delà du discours institutionnel d'une Marta Ortega très présidentielle pour l'ouverture de l'assemblée générale des actionnaires d'Inditex 2026, et de l'approbation prévisible de tous les points à l'ordre du jour, cet article se penche sur les questions importantes soulevées devant les investisseurs du groupe espagnol. Une assemblée ordinaire durant laquelle, à la surprise générale, les vendeuses d'Inditex en Galice ont même pris la parole.

L'objectif principal de l'assemblée générale des actionnaires d'Inditex 2026 était de soumettre au vote et à l'analyse des investisseurs les neuf points de l'ordre du jour. Après le discours de bienvenue de Marta Ortega, présidente non exécutive du conseil d'administration, Javier Monteoliva Díaz, secrétaire général non-membre du conseil d'Inditex, a pris la parole. Il a abordé les questions de procédure requises par la loi et les statuts de l'entreprise pour ce type d'événement, qui s'est tenu ce mardi 7 juillet au siège d'Inditex à Arteixo, près de La Corogne. Il a ensuite cédé la parole à Óscar García Maceiras, directeur général du groupe depuis novembre 2021.

Óscar García Maceiras, qui dirigeait ainsi sa cinquième assemblée générale des actionnaires d'Inditex – toutes ouvertes et supervisées par la fille d'Amancio Ortega en sa qualité de présidente du conseil – a d'abord souligné l'évolution remarquable d'Inditex au cours de ses 25 premières années en tant que société cotée, célébrées en 2026. Cet anniversaire suit celui des 50 ans de la fondation de Zara en 2025. Il a attribué ce succès à une « gestion marquée par l'exigence et la volonté d'amélioration permanente », une philosophie propre à l'entreprise. Maceiras a ensuite présenté un bilan positif de l'exercice 2025, dont les actionnaires devaient approuver les comptes lors de cette assemblée. Il a souligné que ces bons résultats, obtenus dans un contexte complexe, étaient le fruit de la bonne performance commerciale des marques du groupe et d'une gestion opérationnelle efficace menée par ses équipes.

« Notre objectif reste le même » que celui de l'entreprise lors de son introduction en Bourse il y a 25 ans, à savoir « toucher chaque jour des millions de personnes dans le monde entier » et le faire « avec une proposition de mode toujours plus attrayante et une expérience toujours meilleure pour nos clients », a déclaré Maceiras aux actionnaires d'Inditex. « Cet objectif nous a guidés en 2025 pour, malgré un environnement géopolitique et macroéconomique complexe, poursuivre sur la voie d'une croissance positive ». Un parcours rendu possible grâce à la « bonne performance commerciale » et à une « gestion opérationnelle efficace ». « Mais pourquoi ces chiffres sont-ils importants ? », a demandé le directeur général d'Inditex à ses actionnaires. « Parce qu'ils démontrent la solidité financière et la robustesse de notre modèle économique, principales garanties que nous continuerons à investir tout le nécessaire pour la future croissance durable du groupe ».

Les 10 piliers de la future croissance d'Inditex

Après ces paroles de confiance adressées aux investisseurs, et confirmées par les différents plans d'investissement menés ces dernières années – notamment un plan extraordinaire de renforcement des capacités logistiques de 900 millions d'euros par an pour 2024 et 2025, complété l'an dernier par des investissements ordinaires annuels de 1 800 millions d'euros – Maceiras a garanti la poursuite des investissements dans le « futur » de l'entreprise. Il a mis en avant les investissements ordinaires d'environ 2 300 millions d'euros prévus pour 2026. Ces fonds seront alloués au renforcement des 10 piliers sur lesquels Maceiras base l'avenir immédiat d'Inditex. Ces piliers englobent diverses initiatives visant à poursuivre la croissance, l'expérientiel, l'adoption de nouvelles technologies, le design et la qualité des produits, l'« émotion », l'innovation, l'efficacité, le talent, l'engagement envers l'Espagne et le positionnement en tant qu'entreprise engagée auprès des communautés mondiales.

En ce qui concerne 2026 et au-delà, la société dit maintenir son objectif d'« offrir une mode attrayante, basée sur le design, la qualité et produite de manière responsable », ainsi que « la meilleure expérience possible à nos clients », a souligné Maceiras devant les actionnaires d'Inditex. Le dirigeant affirme l'ambition de la société et sa volonté de continuer « à croître et à innover », et à devenir de « plus en plus efficaces ». Tout cela, tandis que l'entreprise et ses différentes marques restent fidèles à « une stratégie de prix stables et accessibles au plus grand nombre ».

1. Croissance et expansion

Abordant brièvement chacun de ces piliers, Maceiras a réaffirmé qu'en matière de croissance et d'expansion, les huit enseignes du groupe – Zara, Zara Home, Pull&Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho et Lefties – continueront de miser sur des stratégies de différenciation pour étendre leur présence sur leurs marchés actuels et s'implanter dans de nouvelles régions. Il a rappelé les annonces faites fin 2025 et début 2026, comme l'ouverture des premiers magasins Bershka aux États-Unis et au Brésil, l'arrivée prévue cette année de Lefties en France, au Royaume-Uni et, désormais officiellement confirmé, en Allemagne ; celle de Pull&Bear et Massimo Dutti au Danemark ; ou encore celle de Zara Home en Norvège.

Grâce à ces stratégies et à d'autres à venir, « nos huit formats commerciaux continuent d'accroître leur différenciation, d'attirer de nouveaux clients et de renforcer le lien avec nos clients actuels », a indiqué Maceiras. Pour Zara, « le moteur du groupe », Inditex « continue d'augmenter la surface de vente » de l'enseigne et « va continuer à améliorer nos magasins en termes d'image, de technologie et de nouveaux emplacements, en menant des projets dans les principales villes du monde ». Par ailleurs, « grâce à notre présence internationale et à l'expérience acquise, nos autres formats commerciaux continueront à mettre en œuvre des plans de croissance ambitieux ». En effet, « nous continuons de voir des opportunités d'expansion que nous saisirons en suivant notre principe directeur de croissance rentable et sélective, projet par projet ».

2. L'expérientiel

Face à la tendance croissante de l'« expérientiel », l'entreprise continuera de promouvoir des initiatives pour répondre à des « clients de plus en plus exigeants et en quête d'expériences », via de « nouveaux services et de nouvelles fonctionnalités » et la « mise en œuvre de projets créateurs de communauté ». Parmi les exemples cités, on retrouve la cabine d'essayage virtuelle « Try-On » de Zara, dont Maceiras a annoncé en mars l'extension aux autres enseignes du groupe. S'y ajoutent les clubs de fidélité Bershka MMBRS, qui compte plus de 40 millions d'utilisateurs sur 18 marchés, et Oysho Community, qui donne accès à des événements sportifs exclusifs et dont une version « pro » pour les professionnels a été lancée fin mai.

3. Dernières technologies

Le troisième pilier présenté par Maceiras est l'investissement constant d'Inditex dans les dernières technologies. L'entreprise espagnole se concentre sur des innovations visant à fluidifier le processus d'achat et à éliminer les points de friction. Dernier exemple en date : l'introduction début juin d'un nouveau système d'étiquetage qui permet aux clients malvoyants d'accéder à toutes les informations sur les produits en toute autonomie depuis leur téléphone portable. Maceiras a précisé que cette initiative sera déployée dans toutes les marques du groupe et sur tous ses marchés.

4. Design et Qualité

Contrairement à ce que prétendent certains analystes de la mode sur les réseaux sociaux, Inditex est avant tout une entreprise de mode, dont le cœur de métier est la vente de vêtements. La multinationale consacre tous ses efforts, ses investissements et ses stratégies à cet objectif, avec un accent particulier sur le design et la qualité de son offre. Le directeur général a souligné que l'entreprise « continuera d'écouter ses clients » pour mettre à leur service le talent de « nos plus de 700 designers » et de « nos équipes de modélistes ». L'entreprise s'engage également pour une mode de qualité à faible impact environnemental, en collaborant avec des fournisseurs, des centres de recherche et des laboratoires spécialisés « pour l'analyse et l'amélioration de nos produits ».

5. L'émotion

Le terme « émotion », la volonté d'« émouvoir », devient l'un des axes majeurs des stratégies des grandes maisons et groupes de mode, y compris Inditex. Marta Ortega l'a d'ailleurs mentionné à trois reprises dans son discours de bienvenue. Maceiras a confirmé cet engagement envers l'« émotionnel », le plaçant parmi les piliers de l'avenir d'Inditex. L'entreprise aspire à continuer d'« émouvoir » et de « surprendre » les consommateurs, notamment par des collaborations avec des personnalités du monde de l'art, de la mode et de la culture. Parallèlement, a souligné le directeur général, Inditex reste fidèle à son principe d'offrir une mode de qualité à des prix accessibles.

« Pour continuer à émouvoir et à surprendre nos clients, nous allons poursuivre les projets en collaboration avec des personnalités du monde de l'art et de la culture ». Ces alliances, a indiqué Maceiras, « nous permettent d'atteindre un public et d'acquérir une notoriété » en tant qu'entreprise « sans précédent dans l'histoire de notre groupe ». « Rien qu'en 2026, nous avons collaboré avec des personnalités comme Willy Chavarria, Aaron Levine ou Bad Bunny ; et en mars, nous avons annoncé notre collaboration avec John Galliano, dont le premier fruit sera une collection intemporelle commercialisée à partir de septembre ». Mais « logiquement, tous nos efforts en matière de design, de qualité, de durabilité » et « les futures collaborations que nous proposerons à nos clients resteront compatibles avec une stratégie de prix stables et accessibles au plus grand nombre ».

6. L'innovation

En complément des stratégies d'implémentation des nouvelles technologies, mais dans une section à part entière, se trouve l'engagement continu d'Inditex en faveur de l'innovation pour façonner son avenir, tant physique que numérique. Cela inclut l'adoption de solutions basées sur l'intelligence artificielle, l'amélioration des plateformes en ligne et les innovations dans le domaine stratégique de la logistique, notamment par la robotisation et l'automatisation pour améliorer la productivité et la compétitivité. Ces projets reposent sur la technologie RFID, qui révolutionne la logistique d'Inditex, et sur le nouveau système d'« alarme invisible », déjà déployé sur plus de 90 % de ses produits. Ce système « nous permet de doter nos magasins d'un nouvel écosystème technologique qui transforme radicalement nos processus et nos opérations », par exemple avec les caisses en libre-service ou les processus automatisés « qui relient nos cabines d'essayage à nos entrepôts ».

Au sein d'Inditex, « l'innovation n'est pas le résultat de projets isolés, mais la conséquence logique d'un processus systématique et permanent de recherche, d'analyse et de mise en œuvre de nouvelles solutions », a souligné Óscar García Maceiras. Dans cette perspective, « nous continuerons à innover, comme nous l'avons toujours fait chez Inditex », en cherchant à « tirer parti de toutes les technologies à notre disposition, sans perdre de vue l'importance, comme l'a souligné notre présidente, de la composante humaine ».

7. L'efficacité

L'amélioration de l'efficacité, via une meilleure utilisation des ressources et des matières premières, constitue un autre des 10 piliers de l'avenir d'Inditex. L'entreprise construit cet avenir en collaboration avec ses fournisseurs, avec lesquels elle met en œuvre des plans de transformation pour réduire l'impact de la consommation d'eau et d'énergie dans leurs installations. L'objectif est de créer un modèle plus durable et plus efficace, de la fabrication des vêtements à la logistique, en intégrant des flottes renouvelées pour lesquelles « nous encourageons l'utilisation de carburants durables ».

« Nous serons de plus en plus efficaces », a déclaré Maceiras aux actionnaires. « Dans un secteur comme le nôtre, qui fait appel à de nombreux fournisseurs et dont les processus sont répartis sur différents marchés, il est essentiel de travailler en collaboration avec notre chaîne d'approvisionnement pour atteindre l'efficacité que nous visons ». C'est ce qui est déjà fait « avec nos fournisseurs », avec qui « nous mettons en œuvre un plan de transformation qui comprend actuellement des plans d'action spécifiques pour près de 1 000 installations ». Ces initiatives permettront à Inditex d'avoir « un impact positif toujours plus grand » sur l'environnement et les personnes.

8. Le talent

Dans la lignée du discours de Marta Ortega, qui a souligné la valeur des personnes comme moteur de la croissance future, Maceiras a également mis en avant le talent des employés d'Inditex comme un pilier stratégique. Il a appelé les plus de 160 000 employés de 174 pays à continuer de contribuer à l'avenir de l'entreprise. En retour, le groupe espagnol s'engage à offrir des plans de formation sur les nouveaux outils, les technologies, le leadership et la gestion d'équipe, à privilégier la promotion interne et à améliorer les conditions de travail et les salaires. Il a notamment mentionné l'accord sur la revalorisation des salaires du personnel de magasin en Espagne et la décision d'étendre la « prime extraordinaire de performance commerciale » – plus connue sous le nom de « prime des vendeuses » – aux autres marchés où Inditex est présent.

9. L'engagement envers l'Espagne

L'Espagne, pays d'origine et siège de l'entreprise, continuera d'occuper une place privilégiée dans ses structures, ses dynamiques et ses stratégies d'investissement. Cet « engagement » envers le pays, premier marché d'Inditex en termes de chiffre d'affaires et où travaillent quelque 50 000 personnes (près d'un tiers de l'effectif mondial), se traduira par de nouveaux investissements dans les magasins, la logistique et les sièges sociaux. Le projet phare est la construction du nouveau Campus Inditex de Barcelone, qui accueillera les nouveaux bureaux de Massimo Dutti, Bershka, Oysho et Lefties.

« Nous allons continuer à contribuer à la croissance économique de notre pays », a affirmé Maceiras. « Nous sommes nés en Espagne. L'Espagne reste notre premier marché », et « nous allons continuer à y investir : dans nos magasins, nos plateformes logistiques, nos sièges sociaux, comme le futur Campus Inditex de Sant Adrià de Besòs ». Mais aussi « en déployant de nouveaux projets dans des domaines variés, y compris technologiques, qui contribueront à renforcer le tissu entrepreneurial et à générer de nouvelles opportunités de croissance économique ».

10. Le soutien à la « communauté »

Enfin, Maceiras a souligné l'engagement croissant de l'entreprise envers les communautés du monde entier. Ces dernières semaines, cet engagement s'est traduit par un don de 3 millions d'euros aux victimes des tremblements de terre au Venezuela, ou par le renouvellement du partenariat avec le HCR, dans le cadre duquel Inditex allouera 13 millions d'euros entre 2026 et 2028 pour améliorer les conditions de vie des réfugiés rohingyas au Bangladesh. À cela s'ajoute le don de 7,5 millions de vêtements et de chaussures au cours des trois prochaines années aux réfugiés dans des pays comme l'Ouganda et le Tchad, une opération dont le coût logistique supplémentaire de 2 millions d'euros sera pris en charge par Inditex.

Marta Ortega, une valeur « différentielle » pour la force d'Inditex

Après cette présentation, Maceiras a conclu son discours en sollicitant le soutien des actionnaires pour l'avenir d'Inditex. Cette nouvelle étape restera marquée par les origines et les objectifs fondamentaux de l'entreprise. Il a loué l'influence positive et la « force différentielle » apportées par Amancio Ortega – en tant que fondateur, actionnaire principal et figure clé du conseil d'administration – et par le reste de la famille fondatrice, en particulier Marta Ortega en sa qualité de présidente du conseil. Maceiras a ainsi reconnu son rôle positif et actif dans les récents résultats et performances du groupe.

« Maintenir notre objectif d'offrir une mode basée sur le design, la qualité, produite de manière responsable, et la meilleure expérience possible pour nos clients », vouloir « continuer à croître, à innover, être de plus en plus efficaces » et « avoir un impact positif toujours plus grand », sont des « engagements qui ne seront possibles que grâce à la confiance de nos actionnaires », a expliqué Maceiras. « Beaucoup d'entre vous nous accompagnent depuis 25 ans, soit près de la moitié de la vie de notre entreprise. Une entreprise qui bénéficie d'un atout supplémentaire, une force différentielle : la présence de la famille fondatrice dans l'actionnariat et à la présidence du conseil d'administration, qui soutient notre gestion et apporte chaque jour vision, engagement, continuité et stabilité ».

S'appuyant sur cette réalité et cette « force différentielle », aujourd'hui incarnée par Marta Ortega, il a conclu : « Je vous invite tous à continuer à nous accompagner sur le chemin qui nous reste à parcourir. Un chemin qui sera sans aucun doute semé de défis et d'opportunités. Des défis que nous saurons surmonter, et des opportunités que nous continuerons à saisir comme nous l'avons toujours fait chez Inditex, avec humilité, prudence, mais aussi avec ambition ».

Les vendeuses d'Inditex prennent la parole

Fait notable, lors de la dernière partie de l'assemblée, consacrée aux interventions, Lucía Domínguez Rodríguez, déléguée de la Confédération Intersyndicale Galicienne (CIG) et présidente du comité d'entreprise de Stradivarius à La Corogne, a réussi à prendre la parole. Elle s'est exprimée au nom de tous les employés des magasins Inditex en Galice, dont une partie manifestait aux portes du siège d'Arteixo où se tenait l'assemblée. Ils protestaient contre la convention collective nationale des grandes chaînes promue par l'Asociación Retail Textil España. Ils dénoncent ce nouveau cadre de travail, soutenu notamment par Inditex, qui entraînera, selon eux, une nette dégradation des conditions de travail dans des régions comme la Galice.

Après avoir réussi à « déjouer » les contrôles de participation à l'assemblée en achetant une action Inditex, Mme Domínguez a commencé son intervention « au nom de la majorité des employées des magasins Inditex en Galice », en précisant vouloir « demander des informations très importantes pour notre collectif sur les salaires et les conditions de travail ». « Aujourd'hui, vous allez approuver des comptes, des rapports et des rémunérations, avec des chiffres dont nous, les vendeuses qui sommes chaque jour le visage de l'entreprise, avons du mal à saisir l'ampleur ». « C'est nous qui vendons les produits » qui « génèrent les bénéfices de l'entreprise », et bien que « nous soyons très heureuses et fières que l'on puisse parler une fois de plus de grands résultats et de grandes rémunérations », a-t-elle ajouté, « pendant des années, nous, les vendeuses, nous sommes battues pour améliorer nos conditions de travail ».

Dans cette lutte, « ce n'est qu'en 2023 que nous avons obtenu une amélioration substantielle qui nous a rapprochées des salaires et des avantages dont bénéficiait le reste du personnel depuis longtemps ». Cependant, « par la suite, Inditex a créé une organisation patronale des grandes entreprises du commerce textile », Arte, « dans le but de créer une convention collective nationale qui est sur le point d'être publiée ». Celle-ci entraînera, si rien n'est fait, des « pertes » de salaire et de conditions de travail allant jusqu'à « 2 000 euros par an pour la catégorie la plus nombreuse du secteur dans la province de La Corogne, à savoir les vendeuses ». Face à cet appauvrissement qui toucherait surtout les nouveaux employés, « nous nous sommes adressées formellement à Inditex à plusieurs reprises, demandant une solution écrite garantissant que ces reculs injustifiables et inutiles n'auront pas lieu ». Mais « la réponse a été le silence, ou des promesses vagues, qui ne constituent aucune garantie formelle ».

Pour conclure, Lucía Domínguez Rodríguez a demandé à Inditex si l'entreprise allait fournir « une garantie légale et juridique, par écrit, que ces reculs salariaux et autres ne se produiront ni pour le personnel actuel, ni pour les futurs employés », et si elle accepterait de négocier « une amélioration permettant d'atteindre effectivement la hausse annoncée de +4 % pour 2026 » pour tous ses travailleurs.

En réponse à cette intervention, García Maceiras a répliqué en la « remerciant tout d'abord pour sa présence à cette assemblée générale et pour sa contribution au développement du groupe ». Il a ensuite parlé du lien entre Inditex et l'engagement des milliers de personnes qui travaillent avec le groupe, avant d'ajouter : « C'est précisément pour cette raison que notre priorité a toujours été d'offrir des conditions d'emploi compétitives, stables et de qualité, fruit d'un dialogue permanent avec les représentants de nos professionnels. Dans ce contexte, nous considérons que la signature récente de la première convention collective nationale des grandes chaînes du commerce textile en Espagne est une très bonne nouvelle pour le secteur, car elle contribue à élever le niveau de protection et les conditions de travail des grandes entreprises de distribution en Espagne ». Cependant, et en dehors de « cette convention, le personnel des magasins Inditex bénéficie de conditions bien supérieures à celles de n'importe quelle convention collective », d'autant plus après avoir « renouvelé l'accord national pour les magasins ».

Se limitant à répondre plus directement aux demandes, García Maceiras a indiqué que les « accords restent pleinement en vigueur » et que la direction continuera à travailler à leur évolution, « par le dialogue et la collaboration, afin de continuer à reconnaître l'engagement, les efforts ».

En résumé
  • Lors de l'assemblée générale des actionnaires 2026 d'Inditex, son directeur général a présenté les 10 piliers stratégiques de la croissance future, mentionnant l'expansion mondiale, l'amélioration de l'expérience client et l'adoption de technologies de pointe.
  • L'entreprise a réaffirmé son engagement envers le design, la qualité et l'« émotion » dans la mode, en soulignant ses collaborations avec des personnalités comme John Galliano et Bad Bunny.
  • Les vendeuses d'Inditex en Galice ont pris la parole pour exprimer leurs inquiétudes concernant la nouvelle convention collective d'Arte, qui, selon elles, dégraderait leurs conditions de travail. L'entreprise a répondu en soulignant son engagement à offrir des conditions supérieures à celles de toute convention.

Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.

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