Litige européen entre Kizik et Skechers : la justice a tranché
Skechers et HandsFree Labs (HFL), la maison mère de la marque Kizik, revendiquent chacune la victoire dans un litige européen portant sur des brevets de chaussures mains libres, à la suite d'une décision de la Juridiction unifiée du brevet à Munich.
De son côté, Skechers affirme que le tribunal a rejeté les plaintes pour contrefaçon visant 3 des 4 modèles de chaussures contestés par Kizik, qualifiant l'affaire de « largement infondée ».
Cependant, HandsFree Labs — qui a déposé le recours européen via Fast IP, LLC, sa holding dédiée à la propriété intellectuelle — soutient que ce dernier jugement reconnaît la violation de son brevet par certains modèles de Skechers.
Skechers s'est vu ordonner de cesser la vente et de retirer du marché les produits concernés dans les 18 pays de l'Union européenne membres de la juridiction, dont l'Allemagne, la France et l'Italie. Le versement de dommages et intérêts a également été prononcé. Les deux parties ont la possibilité de faire appel de cette décision.
Ce bras de fer judiciaire a débuté en 2025 aux États-Unis, où une procédure distincte est toujours en cours. À l'époque, HFL avait accusé Skechers d'avoir enfreint des brevets d'invention et de modèle couvrant les caractéristiques mécaniques qui permettent d'enfiler les chaussures sans utiliser les mains. L'entreprise a ensuite engagé des poursuites en Europe, ciblant la gamme Hands Free Slip-Ins de Skechers.
Skechers réfute ces allégations, affirmant que ses chaussures utilisent sa propre technologie et que les brevets détenus par Kizik ne sont pas valides. La marque précise détenir plus de 300 brevets d'invention et de modèle liés à la technologie mains libres à travers le monde.
Pour Skechers, les chaussures mains libres représentent une catégorie de plus en plus stratégique depuis leur lancement en 2021. Ces accusations de contrefaçon ont suivi de près la fusion de Skechers avec 3G Capital, une opération valorisée à 9,42 milliards de dollars qui, selon la marque, aurait motivé la décision de Kizik de multiplier les entraves juridiques.
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