Poupées sexuelles enfantines et design addictif : pourquoi l’UE lance une enquête choc contre Shein
La Commission européenne a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête formelle visant la plateforme de vente en ligne Shein. La procédure porte sur la commercialisation de produits illégaux, notamment des « poupées sexuelles à l’apparence enfantine », et sur le caractère « addictif » de l’interface du site.
Cette enquête est la première visant le groupe dans le cadre du Règlement sur les services numériques (DSA), la législation européenne destinée à réguler les contenus et produits illicites sur internet.
Produits illicites et « design addictif »
Bruxelles examine les systèmes mis en place par Shein pour empêcher la vente d’articles non conformes aux normes de l’Union. Outre le « matériel pédopornographique », l’enquête cible des jouets, vêtements et dispositifs électroniques potentiellement dangereux pour les consommateurs.
Les régulateurs étudient également les mécanismes de récompenses et de points utilisés par le site. Selon la Commission, ces « fonctionnalités addictives » pourraient nuire au bien-être des utilisateurs. « Nous soupçonnons Shein d’avoir sous-estimé ces risques dans ses évaluations », a précisé un responsable européen.
Réponse de la plateforme
Le groupe, fondé en Chine et basé à Singapour, a déclaré coopérer avec les autorités. « Nous partageons l’objectif de la Commission de garantir un environnement en ligne sûr », a indiqué Shein dans un communiqué, précisant avoir déjà investi dans des mesures de mise en conformité.
Concernant les poupées sexuelles, Shein affirme les avoir retirées de son catalogue mondial après une condamnation par les autorités françaises en novembre dernier.
Jusqu'à 6 % d'amende mondiale
Shein figure parmi les 20 « très grandes plateformes » soumises à une surveillance renforcée en Europe. En cas d’infractions graves et répétées au DSA, le groupe encourt des amendes pouvant atteindre « 6 % de son chiffre d’affaires mondial ».
D’autres procédures similaires sont actuellement en cours contre AliExpress, TikTok, X (ex-Twitter) et Meta (Facebook, Instagram). La Commission a toutefois précisé que l’ouverture de cette procédure « ne préjuge pas de son issue ».
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