Pourquoi Tagwalk se veut le meilleur outil de référencement de la mode ?

Alexandra Van Houtte a créé Tagwalk en 2016. Ce site qui référence tous les vêtements, accessoires, détails et couleurs issus des défilés de Paris, Milan, Londres et New York, se veut un outil aussi performant qu’un Google de la mode. Avec Tagwalk, dont le siège est situé à Paris au 15 rue du Louvre, Carmen Busquets a eu le flair. Tout comme pour les sites de ventes en ligne de Net-a-Porter, Moda Operandi, Farfetch et Lyst, dans lesquels elle a investit dès le début, elle le propulse sur le devant de la toile. Une femme de l’ombre pour une référence de taille qui en fait aujourd’hui un outil efficace n’ayant autre but que de faire gagner du temps à ses utilisateurs.

Chaque mois, plus de 93 000 visiteurs, tous ferrus de mode -professionnels ou amateurs- consultent les pages du site en introduisant des mots clés pour rechercher les pièces et les modèles qu’ils souhaitent.

Au début de l’aventure, Alexandra Van Houtte a eu l’idée de catégoriser les presques 450 marques qui présentent leurs collections régulièrement chaque saison. Experte en la matière, cette jeune femme connais bien la mode car, forte d’une carrière commencée à l’âge de 15 ans, elle a travaillé comme assistante styliste chez Elle France, puis au Sunday Times Style ou encore au magazine Numéro. « J’avais la niaque, je voulais tout observer, m’imprégner de tout, comprendre les codes et me nourrir de l’ensemble », a-t’elle confié à Vogue Paris lors de la dernière fashion week.

Accéder à des milliers de photos et de looks en quelques clicks

Son expérience personnelle de perdre un temps fou à rechercher des tendances ou des looks, en voyant souvent apparaître les mêmes marques mises en avant au détriments de jeunes designers, a fait naître ce projet révolutionnaire. « Je n’ai pas fait de crise d’adolescence mais créer Tagwalk il y a trois ans c’était un peu ma rébellion à 26 ans."

L’avantage de Tagwalk est donc de pouvoir obtenir rapidement une liste d’images liées aux mots-clés (tags) tapés dans le moteur de recherche du site en évitant de mettre des heures à passer en revue chaque défilé. Les articles sont référencés par l’intelligence artificielle pour les mots basiques comme '"rouge, jupe, soie" et l’œil humain pour les thèmes comme grunge ou seventies. Aussi, le site fonctionne sans contenu éditorial ni publicité et un système en interne qui calcule le nombre de tags, de photos et de nouvelles tendances permet de suivre et de comprendre l’évolution du secteur.

Pour Alexandra Van Houtte, la mode rime avec légèreté, pragmatisme, savoir-faire et impact social. Elle aime identifier les femmes pour lesquelles conviendrait une marque et créer un univers autour d’elles. Tagwalk a donc la caractéristique de pouvoir interagir avec les marques, les groupes et les audiences en orientant leur demande pour être plus performants.

Tagwalk référence les jeunes marques et établit les tendances

Dans l’interview accordée à Vogue Paris, la fondatrice du site déclare choisir les jeunes marques en fonction de leur image, de leur personnalité et du message qu’elles souhaitent transmettent. Ces jeunes labels, tels que Marcia Wear, TL-180 ou By Far payent 167 euros par mois pour apparaître sur le site au même niveau que les défilés de marques plus connues, ce qui leur offre une grande visibilité.

Pour Tagwalk, les tendances à venir sont établies par la data. « Ces statistiques ont pour but d’informer le marché et non de l’influencer », souligne-t-elle. Ainsi pour la saison automne-hiver 2019-20, les couleurs qui ressortent sont le jaune, l’orange et le rose fuchsia. Le streetwear laisse place à d’autres styles comme le grunge ou le punk vus notamment dans les défilés de Louis Vuitton ou Versace et la tendance féminine bourgoise déclarée par Burberry, Hermès ou Céline revient en force.

Photo : capture d’écran Tagwalk