Business

Richemont : le bénéfice net plonge de 61 pour cent au 1S à 869 millions d'euros

by AFP
8 nov. 2019

Zurich - Le groupe suisse Richemont, le numéro deux mondial du luxe, a publié vendredi des chiffres inférieurs aux attentes pour le premier semestre, sur fond de baisse « à deux chiffres » de ses ventes à Hong Kong où ses boutiques ont dû baisser le rideau.

 Comme attendu, le groupe propriétaire des maisons de joaillerie Cartier et Van Cleef & Arpels a fait état d'une forte baisse de son bénéfice net, qui a plongé de 61 pour cent à 869 millions d'euros.

Dopé l'an dernier par le rachat de Yoox-Net-à-Porter

L'an passé, sur la première moitié de l'exercice, ses résultats avaient été dopés par un gain exceptionnel de 1,3 milliard lié à une ré-évaluation de sa participation dans Yoox-Net-à-Porter, sa filiale de distribution en ligne, qu'il avait intégralement racheté.

  Hors éléments exceptionnels, son bénéfice est resté « globalement stable », a précisé le groupe genevois dans un communiqué.

 Ce chiffre se situe toutefois en deçà des prévisions. Les analystes interrogés par l'agence suisse AWP l'attendaient en moyenne à 948 millions.

  La première moitié de son exercice 2019/2020 (clos au 30 septembre) a toutefois été marquée par des effets négatifs de change plus marqués qu'au premier semestre l'an passé, qui se sont chiffrés à 62 millions d'euros, a-t-il détaillé.

Ses ventes, en hausse de 9 pour cent, à 7,3 milliards d'euros, se sont également inscrites légèrement en dessous des attentes, qui les situaient à 7,4 milliards.

Si son chiffre d'affaires s'est accru de 5 pour cent en monnaies locales dans la région Asie-Pacifique, à 2,7 milliards d'euros, le groupe a enregistré « une baisse à deux chiffres des ventes » à Hong Kong, ses boutiques ayant dû être fermées lors des manifestations anti-gouvernementales.

En Asie Pacifique, la zone la plus importante en termes de contribution aux recettes, ses ventes ont connu une progression à deux chiffres en Chine et en Corée. Au Japon, qui est comptabilisé séparément, elles ont également grimpé de 13 pour cent, grâce à la consommation locale mais aussi aux dépenses touristiques.

« Les tensions géopolitiques à travers le monde ont pesé sur les intentions d'achat des clients », a reconnu son président, le milliardaire Sud-africain

Johann Rupert, cité dans le communiqué, soulignant cependant que le groupe a « réussi à limiter l'impact d'une conjoncture instable ».

« Nous devons rester vigilants face à l'incertitude ambiante », a ajouté le patron du groupe genevois, sans fournir de prévisions détaillées.    Richemont, qui s'est notamment allié au géant chinois de l'e-commerce Alibaba, mise sur la distribution en ligne comme relais de croissance.  (AFP)

Photo : Richemont média