Des réactions plus mesurées pour la deuxième collection de Duran Lantink chez Jean Paul Gaultier
Depuis sa nomination comme créateur invité chez Jean Paul Gaultier, Duran Lantink semble jouer au chat et à la souris avec les codes de la mode. Autant ses débuts avaient été retentissants, provoquant des réactions polarisées, autant sa deuxième apparition à la Fashion Week de Paris s'est révélée plus structurée. Au lieu d'une explosion de couleurs, Lantink a présenté un vestiaire monochrome axé sur le tailoring et des matières luxueuses.
Cette deuxième collection a ainsi été accueillie différemment. Non plus par le choc, mais par une analyse approfondie de ses références à l'archive Gaultier et des interrogations sur la trajectoire de Lantink au sein de la maison.
Gaultier : « Fabulous, fabulous, fabulous, top »
Au premier rang du défilé, qui s'est tenu dimanche à Paris, se trouvait le regard le plus important : celui de Jean Paul Gaultier lui-même. Une vidéo a circulé sur Instagram montrant le « Master » — qui a lancé sa marque en 1976 — adouber son protégé. « Fabulous, fabulous, fabulous, top », a-t-il lancé à la presse après le show, avant d'enlacer chaleureusement Lantink. Une bénédiction de poids capable de faire taire les critiques les plus sceptiques sur les réseaux sociaux.
Des références historiques décryptées
Alors que l'indignation avait éclipsé le propos de ses débuts, les analystes ont cette fois-ci décortiqué la collection pour y déceler les hommages aux premières œuvres du couturier. (Des références déjà présentes auparavant, comme la marinière et le soutien-gorge conique de 1984, qui avaient inspiré les premiers looks de Lantink).
Le magazine Dazed a notamment salué l'esthétique western, un thème cher à Gaultier en 1989 : chapeaux de cowboy noirs, gants de cuir et chemises à empiècements. « Bien que les looks d'aujourd'hui soient plus sobres que l'original, les références western étaient subtilement intégrées à la coupe », a jugé le titre britannique.
Outre les cowboys, d'autres archétypes issus de l'imaginaire de Lantink ont défilé : des silhouettes aux prothèses bombées en velours, des "girl bosses" aux carrures imposantes et une femme fatale modernisée. Certaines silhouettes évoquaient même une esthétique académique stricte et mystérieuse. « C'était une rencontre de mondes opposés, mais d'une manière parfaitement cohérente », a écrit Hypebae. Le média Luxferty a d'ailleurs qualifié cette approche de “cinematic luxury”.
10 Magazine a fait l'éloge des expérimentations de Lantink sur les proportions pour remettre en question les stéréotypes de genre, soulignant les vestes d'homme féminisées. Vogue Runway y a vu le signe que Lantink, bien qu'espiègle, nourrit de sérieuses ambitions pour faire évoluer la maison. « Avec cette collection, Lantink a ouvert la porte à la vaste archive de tailoring de Gaultier », souligne le titre.
Les critiques de Vogue Australia et Vanity Teen s'accordent sur un point : la signature de Lantink — poitrines bombées, cols monumentaux et épaules rehaussées — est cette fois-ci mieux mise en valeur par une palette moins criarde. Vanity Teen note que cette méthode semble la plus juste pour Lantink, dont la carrière repose sur la déconstruction de vêtements existants pour les transformer en pièces sculpturales.
« Keep Paris weird »
Alors que le compte Instagram de la maison avait été pris d'assaut par des commentaires négatifs l'an passé, l'accueil est aujourd'hui plus enthousiaste. Sur la chaîne de l'analyste Beka Gvishiani (Stylenot), les réactions soulignées sont positives. Luke Meagher, du compte HauteLeMode, a résumé le sentiment général : « Je ne sais pas exactement ce que je regarde, mais c'est bien. Jean Paul Gaultier maintient la folie originelle de Paris vivante (Keep Paris Weird). »
Sur LinkedIn, les experts soulignent le potentiel commercial de cette direction. « Une combinaison puissante de tailoring classique et de matières sensuelles », partage le fabricant Messi LTD. Pour Dominique Aubry, styliste français, Lantink a surtout prouvé sa maîtrise de la construction : « Les silhouettes reposent sur un travail architectural et une recherche novatrice sur la structure et la coupe. »
Quelle critique pour la mode de demain ?
L'ampleur du débat suscité par Lantink confirme sa volonté de bousculer le "bon goût", mais révèle aussi le nouveau visage de la critique de mode. Des titres prestigieux aux micro-influenceurs spécialisés, une multitude de voix émergent pour analyser les défilés, captant l'attention par l'humour ou une expertise pointue.
Une collection complexe comme celle-ci permet à ces nouveaux observateurs de s'affirmer. Dans cette lutte pour l'économie de l'attention, les provocations de Lantink servent de catalyseur : elles mettent en lumière les voix qui compteront demain dans le paysage médiatique de la mode.
Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.
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