La chaleur exceptionnelle de juin pénalise le bilan semestriel de l'habillement
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Les données définitives de l'IFM pour le mois de juin 2026 révèlent un fléchissement de la consommation d'habillements et de textiles. Une baisse de chiffres d'affaires estimé à 3,4 % en valeur par rapport à juin 2025 et qui s'explique en partie par les fortes chaleurs qui ont touchés la France au cours du mois.
Un mois de juin impacté par les conditions météorologiques
L'écart se creuse particulièrement lorsque l'on compare ces résultats du secteur à la période pré-pandémique. Les ventes de juin 2026 affichent un déficit de 11,8 % par rapport à juin 2019. Cette contraction s'explique notamment par les fortes chaleurs survenues dès la deuxième quinzaine du mois, un phénomène climatique qui a directement freiné la fréquentation des points de vente physiques et ralenti l'écoulement des collections estivales.
Contraste entre le commerce physique et les ventes en ligne
Encore une fois, la dynamique varie fortement selon les canaux de distribution. L'e-commerce maintient une croissance positive, à l'inverse du commerce physique.
Les performances par circuit de distribution illustrent cette disparité : La vente à distance (VAD) affiche une progression de 3,3 %, tandis que les chaînes de grande diffusion subissent une baisse de 8,5 %.
Bilan du premier semestre 2026
Les contre-performances de juin ont logiquement dégradé le bilan global du semestre. À fin juin 2026, les chiffres d'affaires des distributeurs accusent une baisse de 1,6 % en valeur par rapport au premier semestre 2025.
Par rapport à la période de référence du premier semestre 2019, le marché de la mode affiche un recul significatif de 11,2 %.