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Pourquoi des militants se sont rassemblés jeudi devant le siège d'Amazon France ?

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Amazon Credits: Christian Wiediger via Unsplash
By AFP

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Clichy - Une trentaine de militants se sont rassemblés jeudi devant le siège d'Amazon France à Clichy pour dénoncer une "répression" et des licenciements abusifs au sein de l'union syndicale Solidaires de la multinationale américaine.

L'union dénonce "une série de sanctions chez Sud-Solidaires depuis quelques mois et années, qui se durcissent de plus en plus", déclare à l'AFP Jérôme Guilain, agent logisticien et secrétaire Sud-Solidaires de l'entrepôt de Lauwin-Planque (Nord).

Un courrier a été envoyé en novembre à la direction, sans réponse, selon le syndicat. Les sanctions évoquées "vont de l'avertissement, de la mise à pied jusqu'au licenciement de camarades, d'élus et de mandatés de notre syndicat", développe-t-il.

Il parle d'une dizaine d'élus mis à pied et deux licenciements dans l'entrepôt près de Lille, "dont un confirmé par l'inspection du travail", en moins de deux ans. Au niveau national, il compte "cinq à six licenciements dans un petit espace-temps" pour son syndicat.

Des salariés "non élus mais qui se revendiquaient de Sud-Solidaires" ont aussi été licenciés, selon lui, citant l'exemple d'une personne licenciée parce qu'on lui reprochait de ne pas être à son poste "alors qu'il n'était pas encore l'heure qu'elle travaille".

Contacté par l'AFP, Amazon affirme respecter la liberté d'expression de ses salariés, libres d'adhérer ou non au syndicat de leur choix. Le groupe affirme que chaque licenciement est réalisé sur la base de faits avérés et sérieux.

Selon Élie Lambert, secrétaire national de l'union syndicale Solidaires, Amazon "vend du rêve dans un premier temps" aux salariés mais "très rapidement, c'est le flicage, (...) les corps deviennent usés", augmentant le risque d'"accidents de travail".

Alors quand les syndicats tentent de jouer leur rôle, la direction "s'en prend aux têtes de gondole [...] à ceux qui l'ouvrent, parce que le but, c'est que les autres, par peur, ne l'ouvrent pas".

Présente devant le bâtiment Art nouveau de 1905, autrefois entrepôts des grands magasins Printemps et aujourd'hui siège d'Amazon France, la patronne des Écologistes Marine Tondelier, originaire du Nord, dénonce la stratégie de la multinationale "là pour son profit et pas pour le bien-être au travail", fustige-t-elle auprès de l'AFP.

Selon elle, les employés d'Amazon sont "quasiment interchangeables (...) s'il y en a 150 qui parlent, ils en recruteront 150 autres dans la journée".

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