Avec l'arrivée de Jonathan Anderson, la Galerie Dior update son récit de marque

Culture
Scénographie La Galerie Dior Credits: Dior
Scroll down to read more

La Galerie Dior actualise son parcours en intégrant Jonathan Anderson, désormais DA de Dior. Près de 150 modèles, provenant du patrimoine conservé par Dior Héritage, sont présentés. Ils sont accompagnés de croquis originaux, de documents d'archives et de photographies.

L'exposition met en dialogue les créations de M. Christian Dior et de ses successeurs. Dans l’ordre d’apparition chronologique : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons, Maria Grazia Chiuri et, inédit, Jonathan Anderson, nommé, en juin 2025, directeur artistique des collections Femme, Homme et Haute Couture de Dior.

L'exposition est organisée en treize salles thématiques comprenant notamment les jardins, les bals, la petite robe noire et la ligne de prêt-à-porter Diorling.

Diorling ou les premiers pas de Dior dans le prêt-à-porter

Les collections haute couture de Dior sont créées au 30 avenue Montaigne depuis 1947. Le New Look est la première collection de Christian Dior ayant marqué un tournant dans l'histoire de la silhouette après la Seconde Guerre mondiale. L’expression est née de la rédactrice en chef américaine Carmel Snow (Harper's Bazaar), qui se serait exclamée : « It's such a new look! ».

À l’inverse, Diorling est un épisode assez méconnu de l'histoire de Dior. En 1968, Dior est encore avant tout une maison de haute couture parisienne, dirigée par Marc Bohan depuis 1961. En Grande-Bretagne, c’est l’heure du Swinging London et Dior a l’idée de se décliner en marque de prêt-à-porter, sous la direction artistique de Jorn Landberg.

Diorling est une ligne développée par la filiale britannique de Dior, et non par la maison de couture parisienne. À cette époque, les directeurs artistiques de ces filiales ou lignes sous licence étaient beaucoup moins médiatisés que les couturiers à la tête de la haute couture parisienne. C'est d’ailleurs toujours le cas pour les licences.

À ces musts exposés, il faut ajouter, dixit le communiqué, La petite robe noire, « un intemporel », l'art du nœud, « qui s'est prêté à une multitude de variations jusqu'à symboliser le raffinement du style Dior », la « magie des toiles qui précèdent le choix des tissus » ou encore les accessoires iconiques.

Dior
Exposition
Jonathan Anderson
La Galerie Dior