Made in France : la filière cuir face aux défis de la réindustrialisation

Culture
La Super Superette, Faire de Lance Credits: Faire de Lance
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Désormais, relocaliser signifie réindustrialiser. À l’occasion d’une table ronde consacrée au fabriqué en France organisée par Faire de Lance, Yasu Michino pour Michino, Nathalie Brandy et Jessica Blanc pour les ateliers NDT GVF, Rodolphe Poitou pour les ateliers Grech et Anne Dumas pour Anne d'Albâtre ont indiqué à quoi ils étaient confrontés dans l’exercice de leur métier.

Lors de sa « Super Supérette » du fabriqué en France, Faire de Lance, dispositif d'accompagnement de la filière cuir porté par le Centre Technique du Cuir (CTC), ces marques et ateliers de maroquinerie et chaussures ont expliqué, très concrètement, pourquoi produire en France demeure un exercice complexe, nécessitant des arbitrages constants entre ambition créative, faisabilité industrielle et équilibre économique.

Au-delà du symbole du million d'euros de chiffre d'affaires généré pour les ateliers partenaires depuis son lancement, les échanges ont mis en lumière une question rarement abordée : le Made in France est-il un choix militant ?

Relocalisation de la maroquinerie et des chaussures : un parcours semé d'obstacles

Les marques font face à des contraintes liées au sourcing, aux coûts de développement des prototypes, à la disponibilité des compétences, aux volumes minimums de fabrication ou encore aux délais de production.

Du côté des ateliers, si la demande pour le Made in France progresse, tous les projets ne sont pas viables. Les fabricants doivent composer avec leurs capacités de production, leurs investissements, leurs besoins en recrutement et la nécessité de préserver leur rentabilité.

Les échanges ont également montré que les questions de RSE portent désormais sur le S de RSE. Produire localement, c’est maintenir des emplois industriels, préserver des savoir-faire, raccourcir les chaînes d’approvisionnement, renforcer la résilience des filières et accompagner sa transition.

Ces constats conduisent progressivement marques et ateliers à ouvrir le dialogue entre création et industrie pour construire de nouveaux compromis. C’est d’ailleurs là que réside la pertinence de l’accompagnement proposé par Faire de Lance. « Super Supérette », la bien nommée, a néanmoins montré la diversité et la qualité des produits qu'il est possible de fabriquer en France.

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