REC relocalise le recyclage des collants avec ses premiers granulés de nylon français
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REC, start-up de haute technologie française, franchit une étape en inaugurant un laboratoire pour produire ses premiers granulés de nylon recyclé issus de collants usagés. Cette évolution s’inscrit en plein dans les enjeux de souveraineté industrielle autour du recyclage textile.
Fondée en 2019, à Auxerre, par Laurent Trognon, sous le nom Écollant, l'entreprise est devenue REC fin 2025. Elle est spécialisée dans le recyclage du polyamide contenu dans les collants, bas et autres textiles techniques.
En inaugurant un laboratoire à Joigny (Yonne), où l'entreprise peut produire ses premiers granulés français de polyamide recyclé (rPA),elle passe d'une production expérimentale à une capacité de plusieurs dizaines de kilos de granulés recyclés par mois.
Cette montée en puissance est une étape avant l'ouverture d'une future usine
Pour passer à l’échelle, REC déploie un programme national de collecte de collants, lingerie et textiles riches en polyamide auprès des marques, distributeurs, industriels et consommateurs.
Ce programme vise à structurer l'approvisionnement en matières textiles usagées, pré et post-consommation.
Le communiqué rappelle qu’entre 130 et 200 millions de paires de collants et bas sont vendues chaque année en France. Environ 104 millions de paires sont jetées chaque année. Cela représente plus de 7 000 tonnes de déchets textiles non recyclés par an.
Selon les données régulièrement relayées, une paire de collants nécessite jusqu'à 750 litres d'eau pour sa fabrication et le nylon, un polymère synthétique fabriqué à partir de dérivés du pétrole, peut parcourir près de 14 000 kilomètres avant d'arriver sur le marché européen. REC assure que ce fil provient majoritairement d’Asie du Sud-Est.
Cette démarche correspond à celle du gouvernement français qui veut faire de la mode circulaire un levier de réindustrialisation et d'emploi.
« La mode circulaire est à la fois une bonne chose pour la transition écologique, pour le porte-monnaie des Français et pour le développement d'une filière industrielle, économique, pleine et entière », avait déclaré le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, à l’occasion du Circular Fashion Day.