Affichage environnemental : Clear Fashion lance le « scan » pour 27 000 produits textile
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Cinq mois après l’entrée en vigueur du dispositif gouvernemental, l’application Clear Fashion franchit une étape opérationnelle majeure. Plus de 27 000 produits peuvent désormais être scannés en magasin pour obtenir instantanément leur coût environnemental officiel.
Souvent surnommée le « Yuka de la mode », Clear Fashion transpose le geste du scan — déjà massivement adopté dans l’alimentaire — au secteur textile. Cette nouvelle fonctionnalité permet aux consommateurs d'accéder au score environnemental d'un vêtement en scannant simplement son code-barres. Ce déploiement intervient à un moment charnière, alors que l'affichage environnemental cherche encore sa visibilité auprès du grand public.
27 000 produits déjà indexés, de la grande distribution au luxe
L’initiative ne concerne plus seulement quelques acteurs de niche. À ce jour, 66 marques ont déjà intégré leurs données, couvrant un spectre large du marché :
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Grande distribution et mode accessible : Kiabi, TEX (Carrefour), Tissaia (E.Leclerc), Okaïdi, Bonobo.
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Premium et Créateurs : Courrèges, Paul Smith, Soeur, Sessùn, ba&sh.
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Outdoor et marques engagées : Millet, Rossignol, Picture, 1083, Loom, Lagoped.
L’accès au scan est conditionné par la réalisation, par les marques, du calcul d'impact sur le portail officiel de l’affichage environnemental textile. Le score, exprimé en points d’impact selon la méthodologie gouvernementale, permet de quantifier l'empreinte écologique du produit : plus le chiffre est élevé, plus l'impact est lourd.
Un relais entre pouvoirs publics et terrain
Pionnière depuis 2018, Clear Fashion a collaboré dès 2020 avec les pouvoirs publics pour définir les contours de cette méthodologie. En lançant cette fonctionnalité, l'entreprise agit comme un traducteur de la réglementation pour le consommateur final.
« Clear Fashion agit comme relais terrain entre marques, consommateurs et pouvoirs publics », précise le communiqué. L'objectif est d'installer un nouveau réflexe d'achat, transformant une donnée technique complexe en un indicateur de choix immédiat.
Au-delà de l'écologie : l'émergence du « Fashion Score »
Si le coût environnemental officiel est le pivot du dispositif, certaines marques choisissent d'aller plus loin. Des enseignes comme Sessùn, Picture ou Carrefour affichent en complément le « Fashion Score ».
Noté de 0 à 100, cet indice élargit la lecture du produit en intégrant des critères non couverts par l'affichage gouvernemental strict, tels que :
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Les conditions sociales de production.
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La toxicité et les enjeux de santé.
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Le bien-être animal.
« Nous faisons le pari de la transparence. Comme le Nutri-Score dans l’alimentaire, le Fashion Score peut devenir un repère simple pour aider le consommateur à faire des choix plus éclairés », souligne Bertrand Swiderski, Directeur RSE de Carrefour.
Une accélération attendue pour l'automne 2026
Le volume de produits disponibles au scan devrait croître de manière exponentielle dans les prochains mois. Une dynamique qui s'accélérera d'ici octobre 2026, date à laquelle les modalités de calcul par défaut simplifieront l'accès au dispositif pour les retardataires.
Avec plus de 400 000 utilisateurs et une notoriété croissante, Clear Fashion entend peser dans les arbitrages de consommation lors des prochains mois, notamment lors des présentations prévues au sommet ChangeNOW, où l'équipe fera la démonstration de cet outil de transparence en temps réel.