• Home
  • Actualite
  • Mode
  • Marseille : deux jours pour répondre aux besoins de main-d'œuvre de la mode locale

Marseille : deux jours pour répondre aux besoins de main-d'œuvre de la mode locale

Organisé par FASK sous l’égide de Mode in Sud, l'événement réunit les acteurs de la filière textile les 17 et 18 mars prochains. Au programme : recrutement, formation et une étape du « Génération Entrepreneurs Tour ».
Mode
Marseille Credits: Slim Mars, Unsplash
By FashionUnited

loading...

Scroll down to read more

Alors que la filière textile française fait face à des tensions de recrutement persistantes et que la transmission des savoir-faire redevient un enjeu décisif, Marseille accueille les 17 et 18 mars 2026 la 5ème édition des Journées des Métiers de la Mode.

Porté par l’association FASK et le syndicat Mode in Sud, l’événement s’impose désormais comme un rendez-vous structurant pour l’écosystème mode en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Consolider le vivier local

Installées au Campus des Métiers de la Mode et du Textile, dans le 14ème arrondissement, ces deux journées visent un objectif précis : renforcer les compétences locales pour répondre aux besoins concrets des ateliers et des marques indépendantes du Sud.

Soutenu par la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Région Sud et plusieurs partenaires institutionnels, dont France Travail, la FASK Academy et Aix-Marseille Université, l’événement mobilise plus de vingt acteurs de la filière.

Dans un contexte de relocalisation partielle de la production et de montée en puissance des exigences de durabilité, les profils techniques — modélistes, patronniers, gestionnaires de production — deviennent clés. Or, ces métiers restent difficiles à pourvoir.

Recrutement, reconversion et création

L’édition 2026 s’articule autour de deux temps forts.

Le 17 mars au matin, un forum recrutement mettra directement en relation entreprises et candidats. L’après-midi sera consacré à la découverte des métiers pour les adultes en reconversion.

Le 18 mars sera dédié à la création d’activité, avec un forum orienté vers l’accompagnement entrepreneurial : structuration du projet, financement, sourcing, distribution.

L’ambition est double. D'une part, faciliter l’accès à des formations débouchant réellement sur l’emploi et de l'autre, soutenir l’émergence de nouvelles marques locales dans un cadre plus structuré.

Une connexion aux réseaux nationaux

La principale nouveauté de cette édition réside dans l’étape marseillaise du « Génération Entrepreneurs Tour ».

Le 17 mars, un afterwork organisé sur le Vieux-Port réunira quatre fédérations nationales :

  • Francéclat (horlogerie, bijouterie, joaillerie)
  • Le Bureau des Métiers d’Art et du Design de la Ville de Paris
  • Au-delà du Cuir (ADC)
  • La Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin

Pour les entrepreneurs locaux, ce rendez-vous permet de briser l'isolement en accédant à des réseaux d'expertise souvent perçus comme exclusivement parisiens tout en identifiant les relais de croissance à l'échelle nationale.

Ce déplacement traduit aussi une reconnaissance du dynamisme marseillais, dans un paysage mode où les pôles régionaux cherchent à gagner en autonomie.

Marseille, laboratoire régional

Depuis plusieurs années, la ville mise sur ses industries créatives pour renforcer son attractivité économique. Installé boulevard Capitaine Gèze, le Campus des Métiers fait office de pivot régional en regroupant, sur un même site, la formation, les ateliers de production et le suivi des jeunes marques.

Les Journées des Métiers de la Mode jouent ici un rôle de passerelle entre écoles, demandeurs d’emploi, entrepreneurs et entreprises établies. Elles constituent également un observatoire des évolutions du secteur : montée des reconversions professionnelles vers les métiers de la main, intérêt croissant pour la production locale, exigence renforcée de traçabilité et de durabilité.

Au-delà de l’événement ponctuel, c’est une logique de structuration territoriale qui se dessine. Dans une industrie en recomposition, où la question des compétences devient centrale, la capacité d’un territoire à organiser son écosystème constitue un avantage concurrentiel.

Les 17 et 18 mars prochains, Marseille tentera donc de démontrer que l’avenir de la mode française ne se joue pas uniquement à Paris, mais aussi dans ses bassins régionaux capables d’articuler formation, production et entrepreneuriat.

emploi
Marseille
Workinfashion