Premières fois à Paris Fashion Week mars 2026 : l’IFM en ouverture, Co rejoint le calendrier de la FHCM
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Chaque saison, Paris Fashion Week accueille des nouvelles marques, qu’elles rejoignent le calendrier de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode (FHCM) ou qu’elles présentent leur collection en marge de ce calendrier.
Lundi 2 mars 2026, les étudiants de l’Institut Français de la Mode (IFM) et la marque Co ont inauguré la première journée de Paris FW mars 2026 en dévoilant leurs collections automne-hiver 2026/2027.
Défilé IFM ou la déferlante créative d’une nouvelle génération mode
23 étudiants (13 nationalités) de l’IFM, issus du programme Master of Arts in Fashion Design et Knitwear Design, ont ouvert Paris Fashion Week. Pour eux, c'était une première fois. Chaque étudiant a présenté cinq ou six looks, représentatifs d’un projet global.
Sans enjeu commercial et sans contrainte RSE (les modèles sont réalisés à l’unité), la créativité est reine. Et les partenaires nombreux à s’investir dans ce défilé.
Les étudiants bénéficient : de l’accompagnement pédagogique de maisons telles qu’Hermès, Chanel, Dior, Loewe, Balenciaga, Alaïa, Givenchy ; du soutien du Défi de la Mode ; de partenariats (Make Up For Ever Academy, Real Campus by L’Oréal, etc.) ; et du sponsoring d’un large réseau de fournisseurs textiles et façonniers, notamment le Groupement de la Fabrication Française et HModa.
Ainsi, par exemple, Bérénice Rohrer-Missiaen a bénéficié du soutien de Rilievi, entreprise italienne spécialisée dans le développement textile et l’échantillonnage matière, et de Teintures de France, qui ont brodé certaines pièces à partir de ses dessins.
Son projet consistait à adapter sur des vêtements sa bande dessinée, inspirée de sa propre expérience de l’auto-stop et des échanges chargés d’émotion qui l’ont marquée. Il en résulte une collection très graphique, caractérisée par une forte présence d’imprimés.
Pour « Beyond the Frame » (Au-delà du cadre), Bérénice Rohrer-Missiaen n’a pas hésité à sortir des cadres esthétiques dominants des mannequins filiformes.
Pour sortir du cadre, Théa Lemaire est allée encore plus loin avec une collection intitulée « Sale Connes », une référence directe à une phrase polémique de la première dame.
Enfin, et pour ne citer qu’eux, sans doute animés par ce besoin de sortir des sentiers battus, Paula Lessel, Borja Fernandez Garcia et Alexis Lopez Angeles ont choisi d’intégrer à leur recherche créative les potentialités de l'intelligence artificielle avec Limn.ai (laboratoire de recherche en IA), grâce au soutien de LVMH.
Dans cette déferlante créative que constitue le défilé de l’IFM, chaque passage est un espace de liberté gagné sur un paysage mode assagi et assombri par le contexte international.
Co, une entrée stratégique au calendrier de la FHCM
Après plusieurs présentations parisiennes, CO fait son entrée au calendrier officiel de la FHCM. Fondée en 2011 et dirigée par Stéphanie Danan, la marque « Co » signifie « collaboration ». Elle est aujourd’hui positionnée entre Los Angeles et Paris.
Co propose un vestiaire féminin de « minimalisme émotionnel » : silhouettes épurées, volumes sculpturaux, matières premium comme la flanelle de cachemire (ADN de la griffe), le cuir souple ou le daim.
L’approche du design est centrée sur la notion de wardrobing (construction de vestiaire) avec un focus sur la praticité, la longévité, la distinction et un équilibre revendiqué entre le pragmatisme américain et le raffinement parisien.
Parmi les pièces de la collection, le blazer aux manches particulièrement volumineuses, créant un effet ballon dans le dos, pourrait bien être un must have de l’automne-hiver 2026/2027.
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