Une influenceuse condamnée à indemniser des marques de LVMH pour vente de contrefaçons
La créatrice de contenu britannique Georgia Aldridge a été condamnée par la Haute Cour du Royaume-Uni à verser 213 000 livres sterling à plusieurs marques du groupe LVMH pour avoir vendu des articles de luxe contrefaits à ses abonnés sur les réseaux sociaux.
Georgia Aldridge doit verser cette somme considérable à des marques telles que Fendi, Loewe, Dior et Celine. Celles-ci avaient collectivement accusé l'influenceuse et son entreprise, Rolo Fashion Ltd, de leur avoir causé un important préjudice commercial.
Selon les documents du tribunal, Georgia Aldridge aurait acheté des produits d'apparence authentique sur la marketplace chinoise Ali Express, avant de les revendre via des pages Instagram dédiées ou un groupe WhatsApp.
Cette décision fait suite à un jugement par défaut rendu en janvier 2025, établissant que Georgia Aldridge avait « porté atteinte aux marques en vendant ce que les plaignants décrivent comme des articles de luxe contrefaits portant une ou plusieurs des marques déposées ».
L'affaire a soulevé des inquiétudes quant à la qualité élevée des contrefaçons. Un témoin de LVMH, Nicolas Lambert, a suggéré que de telles imitations « tendent à tromper le public en lui faisant croire qu'elles sont authentiques ».
Nicolas Lambert a ajouté que « l'industrie de la contrefaçon fait cette distinction dans ses communications en ligne, en utilisant des termes comme “1 to 1” ou “mirror quality” pour identifier les contrefaçons de haute qualité ».
Le juge a rejeté l'argument des marques selon lequel les consommateurs n'étaient pas conscients du caractère illégitime des produits qu'ils achetaient. Il a souligné le prix généralement plus bas des contrefaçons et a estimé que les messages échangés entre les clients et Georgia Aldridge laissaient supposer qu'ils étaient au courant.
Le tribunal a également rejeté les allégations de préjudice d'image, mais a reconnu que Georgia Aldridge avait bénéficié d'un « manque de transparence ». Il a donc été décidé que l'influenceuse devait verser une somme correspondant à l'estimation du manque à gagner.